Douce et sensible, Aurore cache une grande force sous une apparente et timide fragilité. Une si jeune artiste, inspirée par les états de souffrance, de détresse, les soldats et la guerre, donne évidemment envie d’en savoir plus. Entre deux ans passés au Conservatoire d’Orléans, le concours des Beaux-Arts et une quatrième année suivie en parallèle au Conservatoire de Tours, le cœur d’Aurore a choisi l’expression artistique au sens "large", et aussi en grand format, car elle ne peint que de grandes toiles. Très marquée par les images de la guerre en Irak, sa peinture met en scène et «théâtralise» des scènes de guerre, paysages et vêtements de camouflage. Elle travaille beaucoup sur l’expression des corps sans visage. Corps qu’elle connaît bien, puisque, pour gagner sa vie, Aurore est auxiliaire de vie. Joli mot pour décrire l’aide qu’elle peut apporter aux personnes âgées. Ses installations sont comme des paysages lunaires, dévastés ou des champs de mines. Elle aime, par-dessus tout, les formes d’Ernesto Neto et les peintures d’Otto Dix, dont l’œuvre dénonce la guerre...

Année fétiche : 2008, sa première année aux Beaux Arts et sa rencontre avec des gens farfelus.

Aime : opéra, Mozart et les poètes musiciens comme Ferré et Ferrat.