Sbore aime torturer les mots. Un itinéraire avec des bifurcations, une formation hétéroclite, personnelle, un côté marabout - bout de ficelle, en fait Sbore est un être humain poétique et loufoque. A 11 ans, il invente son propre alphabet et pratique le judo de haut niveau. Dans son «quartier», il découvre les copains, une vraie famille, son «crew», avec les mêmes valeurs que lui : l'originalité, la créativité, le respect. Sa bande a un goût particulier pour le graffiti. Le "graff" prend donc de plus en plus d’ampleur pour lui aussi. Il aime surtout la rigueur des lettres et ne représente rien d’autre : la calligraphie urbaine, uniquement. Sbore s’investit totalement, la rue l’influence et l’inspire. Le graff est une discipline qui nécessite qu'il travaille sans cesse : «ça ne tombe pas du ciel»... Ce qu’il préfère : le tag, l’art d’utiliser un marqueur «impulsif» et d’écrire son nom. Pour lui, l'artiste ne doit jamais être satisfait pour toujours progresser...

Année fétiche : 2006, l’année de la transition, l’approche de la majorité.

Aime : funk, rap français, Renaud, et Brassens, «ceux qui disent des choses intelligentes et qui me parlent».