
Vahé arrête ses études à quinze ans et part en Arménie. Il rencontre l’artiste Artur Martirosian, qui l’initie à la sculpture sur pierre dans un contexte particulier et intime : autour de la pierre tombale de son grand père... A son retour, il découvre les compagnons du devoir et prépare un CAP. Sa spécialité : le patrimoine, la sauvegarde des monuments historiques du xème au xxème siècle. Il enchaine les chantiers privés en Touraine, châteaux, églises et particuliers. Un métier difficile au quotidien, surtout les premières années, mais une motivation intacte. Vahé se nourrit tous les jours de l’expérience des artisans qu’il côtoie. Il dit avoir appris à se taire, écouter, regarder. Un milieu où humilité et respect des personnes plus âgées sont une nécessaire adaptation. Un métier à l’air libre... Vahé ne s’imagine enfermé que dans un atelier, le sien. Il cherche à atteindre quelque chose en lui, au plus intime, une quête personnelle, ses racines arméniennes et son devoir de mémoire. Pour lui, oublier serait trahir. Il a reçu cette douleur en héritage, et comme il connaît bien la pierre désormais, Vahé veut «sortir ce qu’il a dans le ventre» en retournant apprendre la sculpture en Arménie.
Année fétiche : 2002, sa première rencontre avec Artur Martirossian, en Arménie.
Aime : Led Zeppelin, King Crimson, Jimmy Hendrix, Cream... La musique des Seventies.