Yurie a le violon au cœur, un contact fusionnel. La musique est son langage, elle joue avec fougue et grâce. En Corée, son pays d’origine, elle a pratiqué le violon de huit à onze ans, en progressant très vite, puis arrêté pour des raisons financières. Arrivée en France à quinze ans et sans sa famille, elle perfectionne son français et se construit un solide réseau amical. pour satisfaire ses parents, elle prépare officiellement le concours d’entrée en médecine et en même temps, prend une toute autre décision : elle sera musicienne. Elle avoue que la musique l’a vraiment sauvée de la solitude. Une amie l’entraine à des concerts de jazz et de jazz manouche. Yurie intègre des groupes de musique traditionnelle et rejoint l’école jazz à Tours où elle prépare un diplôme, tout en donnant des cours pour gagner sa vie. Son groupe de musique irlandaise l’amène aussi à se produire régulièrement dans des pubs. Yurie admire ceux qui ont une vraie personnalité, un univers à eux et place au-dessus de tout, l’émotion. C’est elle qui dicte son harmonie : se comporter comme un enfant, être naïf, laisser les notes faire leur chemin en nous... L’essentiel, pour elle, est d’être heureux dans la musique et dans la vie. «Le virtuose est un messager»...

Année fétiche : 2007, la décision de faire de la musique pour les bonnes raisons.

Aime : Björk, Esperanza Spalding et Radiohead.